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3 juillet 2011

Une pause avant un nouveau chapitre...

Ca y est, nous partons pour de nouvelles aventures !
Les cartons s'entassent dans le salon,
Les chats commencent franchement à soupçonner qu'il se passe un truc,
L'impatience est grande !

Donc je mets mon blog en pause pour une durée inderterminée (le temps de s'installer, le temps de récupérer une connexion...)
A bientôt !!


8 mars 2010

Sympathiques rencontres....

Ce week end nous avons pris le temps d'avoir le temps.

Sous un beau soleil et un ciel agréablement bleu nous avons bravé le vent glacial de la mer du Nord et avons profité de la réserve naturelle et riche en biodiversité de la plage d'Oye, qui fait partie du parc naturel et régional des Caps et Marais d'Opale (din ch'Nord, entre Calais et Dunkerque)...

En plus de prendre un énorme bol d'air frais, nous avons fait d'agréables rencontres....


D'abord avec le soleil et son ami le ciel bleu, sans l'ombre d'un nuage à l'horizon...


Au détour d'une route, la bouille sereine et tendre d'un joli nounours....


Les paysages paisibles et ressourçant...


Un rouge-gorge nous a fait l'honneur de nous laisser passer quelques instants en sa compagnie


Et gardant le meilleur pour la fin.
Nous avons quelque peu troublé le sommeil, pourtant profond, d'un majestueux Moyen Duc, qui, si peu dissimulé, prenait un bain de soleil....

Et pour nous réchauffer, avant de passer une douce nuit dans le très agréable gîte des "volets rouges" à Andres, nous sommes allés dans une salle obscure pour apprécier le dernier film de Polanski, "The Ghost Writter"(avec, en personnage principal, le brillant Ewan McGregor) que je conseille (vraiment beaucoup tout plein) à tout le monde.... :-)

A bientôt (pour une nouvelle recette).

20 janvier 2010

"Comment un chat de gouttière a transformé un scientifique en Etre Humain...."

Aujourd'hui pas de recette, demain peut être, mais aujourd'hui ce n'est pas important....

Aujourd'hui il me plaît de vous présenter un bouquin.
De ces livres, beaux, magiques...de ces livres qui transposent à l'écrit, parfaitement, ce que vous ressentez... Réservé à tous ceux qui partagent leur vie avec un chat (ou qui savent ce que veux dire partager sa vie avec un animal, sans aucune rationalité) ou pour tous ceux qui, justement, ne comprennent pas....

Un chat nommé Darwin
William Jordan

Je me permets de citer quelques (longs) extraits (et encore j'ai dû me limiter) qui ont eu une résonance particulière chez moi.
J'espère que vous prendrez autant de plaisir que moi à les lire et évidemment à lire le bouquin dans son ensemble, pour découvrir l'histoire de Darwin le chat.

"On note la façon dont, pour nous saluer, il flaire le bout des doigts avant d'y frotter la bouche jusqu'à la commissure des lèvres. On distingue le blanc de ses yeux tandis qu'il nous fixe sans ciller, non par prudence mais avec cette confiance tranquille et bénigne que nous, les hommes, appellerions amour. On remarque des nuances dans sa façon de bouger - des pauses, des postures qui expriment subtilement sa personnalité et qui le distinguent des autres chats -, on entend le timbre particulier de sa voix et on sait intuitivement, avec des picotements dans la nuque, quand il est menacé par un autre chat dans la terrible jungle qui commence dés la porte franchie.
On finit par comprendre que ses mouvements, que ses ge
stes sont un langage, sa queue qui s'enroule délicatement autour de nos mollets, sa tête qui se hausse jusqu'à notre main, sa gueule qui s'ouvre en un large bâillement découvrant toutes ses dents. La façon dont il s'allonge pour s'étirer, les griffes plantées dans le tapis, le petit angle, au bout de sa queue, l'implantation unique de sa fourrure sur le ventre..."

" Celui qui sent pour la première fois son esprit s'enrouler autour d'un chat, ne comprend pas tout de suite qu'il est tombé amoureux.

La communication avec un chat a besoin de temps pour s'établir mais elle est irréversible. Ceux qui l'ont connue sont transformés à jamais et ne pourront redevenir ce qu'ils étaient (...) Plus on vit avec un chat - ou toute autre entité vivante d'ailleurs -, plus on perçoit de détails parce que le cerveau a eu le temps d'en enregistrer un grand nombre. Et cette perception s'affine par le jeu des comparaisons mentales entre présent et souvenirs, souvenirs et présent, dans cette fusion en écho de la mémoire et de l'instant, qui constitue notre expérience de la conscience (...) Cela signifie qu'un mécanisme physique - une machine neuronale - se constitue progressivement dans le cerveau au service de la relation avec notre animal, et que l'esprit accumule des détails à mesure qu'augmente le nombre de neurones, de connexions synaptiques dévolues à notre compagnon (...)
Et c'est seulement lorsq
ue notre compagnon tombe malade que l'on mesure à quel point ce mécanisme est devenu envahissant. Le monde se fissure et s'écroule autour de nous. La souffrance du chat devient notre souffrance. Lorsque, dolent et silencieux, il ne peut plus bouger, on est immédiatement envahi par la dépression. Mais, au moindre signe de rétablissement, le soleil illumine notre âme et notre humeur confine à l'euphorie. Autrement dit, la santé de notre compagnon conditionne notre état comme si nos nerfs étaient directement reliés aux siens. Bien que parfaitement conscient de cette influence, on est incapable d'y échapper.
Et la mort de notre compagnon nous cause une douleur presque insupportable. Plus on l'a aimé longtemps et profondément, plus on souffre, comme si une partie de nous même était amputé
e sans anesthésie. Et c'est probablement le cas puisque la machinerie nécessaire à la miraculeuse subtilité, à toutes les nuances de la relation avec l'aimé est, en un instant, rendue caduque. Elle n'a plus aucune raison d'être. (...) Ceux que nous avons aimé continuent à vivre dans synapses et molécules de notre mémoire. Aussi longtemps que nous existons, ils existent en tant que portion de notre cerveau. Il en va ainsi chaque fois que l'on aime quelque chose ou quelqu'un. Que l'être aimé soit humain ou animal, les neurones ne font aucune différence. Le mécanisme est invariable."

" Mais si l'amour profond que l'on porte à un animal est le plus souvent un amour d
e substitution - une relation qui évolue en l'absence de compagnie humaine - et si la société regarde d'un œil sévère les gens qui empruntent cette voie, cela ne veut pas dire que les bénéfices qu'on en retire soient nécessairement inférieurs à ceux que procurent la compagnie des hommes. Je dirais même que l'absence d'humanité provoque des plaisirs exquis. Vivre avec un animal dénué de paroles, c'est se rendre compte à quel point l'esprit humain peut être importun et navrant ; c'est aussi comprendre que l'état d'innocence est l'opposé de l'état d'esprit d'un homme adulte. (...) Dans la relation avec un chat, un chien ou toute autre créature, pas de tromperie, très peu d'intrigues mais des possibilités fantasmagoriques illimitées. Les mots sont impuissants à exprimer le bonheur que cela procure. (...) C'est se trouver au seuil d'une autre dimension, d'un univers si riche, si vaste, si puissamment fascinant que la perception de la vie et les valeurs changent irrémédiablement dés qu'on y pénètre. Gardien du seuil, le chat se tient assis, très droit, et il faut passer par ses yeux - des yeux merveilleusement clairs et sereins -, s'introduire dans son esprit, dans sa vision du monde, dans une compréhension des choses qui efface l'illusion humaine et purifie le corps.
L'intimité que l'homm
e désire au cœur de l'amour attire inexorablement vers l'univers mental des animaux et donne le goût de sentir les choses comme il les sentent. Alors un jour, vous avez la sensation de ne plus faire qu'un avec votre compagnon, vous avez l'impression d'être lui ; vous venez de passer le point de non retour. Ce que l'animal a gagné est perdu pour l'espèce humaine ; votre allégeance à Homo Sapiens n'est plus pleine et entière. Vous êtes aussi libéré. Car, pour la première fois, vous avez pris de la distance par rapport aux valeurs de l'humanité, vous considérez Homo Sapiens à travers les valeurs d'une autre espèce. Nous sommes préoccupés de nous même, nous autres humains, étroits dans notre vision, mesquins dans nos intérêts, esclaves de nos appétits. (...) Et notre société paraît bien peu "Sapiens" quand on la regarde d'un autre point de vue..."

"Donc, au cours de ma quarante cinquième année sur cette sphère bleutée qu'on appelle la Terre, un chat est entré chez
moi et a volé mon cœur. Il a suffit qu'il m'y invite, d'un clin d'œil et d'un bâillement, pour que je le suive vers d'étranges contrées et d'exotiques cultures. Pourquoi pas? me suis-je dit. C'était le bon moment. N'ayant ni femme ni enfant, je pouvais voyager léger, explorer des lieux où les pères de famille et tous ceux qui ont juré allégeance à l'Homo Sapiens ne pouvaient s'aventurer. Et, je suis parti , n'emportant avec moi que l'esprit des sciences et l'amour pour ce petit être, car l'esprit et l'amour étaient les seules choses dont j'avais besoin pour ce voyage dans lequel je m'étais naïvement embarqué.
(...) A mesure que nos liens se resserraient, que notre amour respect s'approfondissaient, je me suis mis à parler leur langage et il m'est apparu que mes compagnons avaient leurs propres motivations. Ce n'était pas seulement des chats, c'était des chats philosophes et des prêtres."

" "
Darwin...mon minou" sortit de mes lèvres. Sa queue s'agita et je repris "mon gros doudou, mon tout roux", puis "mon roudoudou".
Mon roudoudou? J'avais toujours considéré avec pitié et condescendance les petites mémés qui gâtifient en parlant à leur "minet joli,
m'amour, mon chatchat, mon chaton" ou à leur "beau toutou, le trésor à sa maman", ignorant ce qu'on peut ressentir à parler ainsi. Maintenant que je faisais partie du club, je n'en éprouvais aucune gêne. Toute honte bue, je me coulais dans l'affection de Darwin comme un chat se coule dans une caresse. (...) Je compris que mon esprit n'était pas différent de celui de mon petit compagnon, ni supérieur. Nos âmes se tenaient ensemble en toute égalité."

J'en profite pour présenter "Mes Darwin" à moi.....(Chaplin, Kaena, Mogwaï, El Kahuet)



10 janvier 2010

Aurevoir Mano....Merci pour tout...Bonne éternité...

Encore une journée où beaucoup de sourires vont faire grève.......

Mano Solo s'en est allé, nous laissant sa musique, sa poésie, ses dessins....son art.... et notre tristesse.....

"Dans la vie, ce qui compte c'est pas l'issue mais c'est le combat"... Chapeau l'Artiste !!....


29 octobre 2009

La fête des Citrouilles du Jardin de Chlorophylle et son délicieux fondant au butternut.

Le 11 octobre dernier il y a eu la 7ème édition de la fête des Citrouilles et des Légumes anciens au Jardin de Chlorophylle à Roubaix (oui je sais, jsuis un peu à la bourre...le temps passe vite !!).

Pour faire un rapide résumé, le Jardin de Chlorophylle est une association d'éducation relative à l'environnement (c'est là que je bosse, en tant que stagiaire/vacataire depuis 2007, et officiellement embauchée depuis 1 mois, suite à l'obtention de mon diplôme).
L'association dispose d'un jardin d'environ 6000m², géré de façon écologique, et d'un bâtiment HQE (Haute Qualité Environnementale) de 200m². De nombreuses animations sont proposées toute l'année aux scolaires de Roubaix et environs, ainsi que des animations à thèmes pour tous les publics (voir le site Internet pour l'agenda et pour d'éventuels contacts, n'hésitez pas!).

La fête des Citrouilles et des légumes anciens fait partie des journées "portes ouvertes" gratuites du jardin où de nombreuses animations sont proposées, dans une ambiance familiale et conviviale.

Un petit aperçu de l'édition 2009 :

Quelques variétés de courges cultivées au jardin et à la ferme Dubrulle (Leers Nord) disponibles lors de la fête


Le bâtiment HQE du jardin


Le marché artisanal et bio lors de la fête du jardin


L'atelier "extraction du miel" des ruches du jardin


Un des fours à pains traditionnels du jardin, allumé pour l'atelier "pain" durant la fête


La marre, la serre et l'éolienne du jardin

Lors de cette journée, une restauration de produits frais, faits maison, à base de courges sont proposés. Voici donc une recette que j'ai réalisé pour l'occasion et qui a eu du succès : un fondant au butternut (de toutes les courges, elle est ma préférée :-).



Pour les ingrédients :
  • Une courge butternut d'environ 500g
  • 80g de sucre
  • 100g de farine
  • 100g de beurre
  • 2 oeufs
  • 1 sachet de levure chimique (sans phosphate = mauvais pour la santé et très polluant !)
  • Des noix (noisettes, cacahuètes,...) en fonction de vos préférences (facultatif, ici je n'en avais pas mis mais avec c'est bien meilleur!)
Pour la popote :

Éplucher le butternut (c'est un peu galère mais ça vaut le coup de se donner un peu de peine), le couper en morceaux et le cuire environ 15 minutes au cuiseur vapeur (ou dans une casserole d'eau bouillante).
Pendant ce temps, casser les oeufs dans un saladier, ajouter le sucre et battre le tout. Faire fondre le beurre au micro-onde et l'ajouter à la préparation, mélanger. Ajouter ensuite la farine, la levure et les noix.
Une fois que le butternut est cuit, le réduire en purée au mixeur, l'ajouter à la précédente préparation et mélanger.
Beurrer un moule, y verser le mélange.
Enfourner à 165° une bonne demie heure en surveillant : c'est un fondant, il ne faut donc pas le laisser cuire trop longtemps :-)

Bon appétit !

Pour information : Le samedi 21 novembre, une visite gratuite du bâtiment HQE est organisée. Si vous vous posez des questions sur les constructions écologiques et raisonnées, sur les matériaux utilisés, les coûts etc... ou si vous êtes tout simplement curieux alors nous vous accueillerons avec plaisir !! La visite se déroulera sur le site du jardin de Chlorophylle au 315 Grande Rue à Roubaix (59 100), de 14h à 17h. Pour plus d'infos, n'hésitez pas à me contacter via ce blog ou sur le site Internet de l'association.

21 septembre 2009

Blog en pause....

Comme je l'ai dit dans je ne sais plus quel (vieux) post, nous déménageons... Nous avons (enfin) les clés de notre maison demain matin !!! Depuis le temps que j'aspire à quitter l'appartement (pourri, il faut le dire) dans lequel nous sommes !! Je suis donc d'humeur très joyeuse !!!

Quoi qu'il en soit, entre le boulot et les cartons je n'aurai plus trop le temps de poster les prochaines semaines... Sans parler de la coupure Internet à durée indéterminée grâce à la rapidité et à l'efficacité de nos chers fournisseurs d'accès (c'est ironique of course !)...

Je vous dis donc à très bientôt !! :-)




31 juillet 2009

Aujourd'hui mon sourire fait grève...

Il y a des jours comme ça qu'on ne voudrait jamais vivre... Ils arrivent, sans prévenir... Ils viennent vous glacer l'esprit, piétiner votre cœur... Ils s'emmêlent dans vos pensées, vous rappelant que les bons moments sont courts, tellement précieux, et terriblement lointains... Ils vous rappellent que la vie est courte, qu'on ne dit pas assez aux personnes qui nous entourent qu'on les aime : par trop de pudeur, parce qu'on se dit qu'on a le temps, par timidité, par désir d'ignorer que tout peut foutre le camp à un rythme infernal....

La Miche s'en est allé... Je ne sais où... Mais trop loin pour nous...

Ton caractère de merde va me manquer, ta voix particulière, ton rire, ta gentillesse, ta générosité...et tant de qualités....

Je suis si heureuse et si fière de t'avoir rencontré... Tu fais parti de ces rencontres qui bouleversent une vie : tu as veillé sur moi, discrètement mais sûrement !

Un Dalton de mon cœur s'en est allé... Voilà que je commence à être orpheline... Il était trop tôt, si tôt... Je ne m'étais pas rendue compte à quel point ta présence raisonne et reflète tant de bons moments, merveilleux souvenirs...

Jean Michel Lancelot, bourrique au coeur d'or, au charisme magnifique, tu vas nous manquer !! On t'aimait...


Merci aux Dalton encore présents (sur la photo ou ailleurs... n'est-il pas Franck !) de rester près de moi encore longtemps !
Miche, je t'embrasse fort ! Bonne éternité...