31 août 2009

Cyrano la tomate vous présente le clafoutis salé aux légumes d'été !

Franchement, vous ne trouvez pas que les étalages des magasins qui vendent des fruits et légumes aspergés de pesticides de l'agriculture dite conventionnelle manquent cruellement d'originalité... C'est vrai : tout est uniformisé, pas un pet de travers... Pas de place pour l'imagination, plus de place pour l'improvisation... Quel dommage et... Quelle tristesse...

L'avantage avec les fruits et légumes bio c'est qu'ils ne sont absolument pas calibrés, ils ne doivent pas respecter des critères complètement idiots (pour rester polie) afin de trouver une place dans nos assiettes !! De ce fait on en trouve de toutes les tailles et de toutes les formes, pour notre plus grand bonheur !

Pour vous en convaincre je vous présente Cyrano la tomate !!! Que j'ai eu le plaisir de découvrir dans un biocabas :

N'est-elle merveilleuse?!
A la mesure de l'originalité et de la beauté que peut nous offrir Dame Nature ! Moi, j'adore !

En plus d'avoir un look d'enfer, Cyrano la tomate était délicieuse dans la recette que je vous présente aujourd'hui : un clafoutis salé aux légumes d'été...
Profitons des dernières semaines aux saveurs estivales avant d'accueillir une nouvelle saison et les légumes qui vont avec.


Cette recette est vraiment très simple à réaliser, peu calorique et riche en minéraux divers (potassium, magnésium, etc...) et surtout, on s'est vraiment régalés !! Sous des apparences trompeuses de banalité, elle est vraiment savoureuse et plein de soleil :-)

Pour les ingrédients : (pour environ 4 bidous qui ont faim !)
  • 2 aubergines
  • 1 grosse courgette (ou 3 petites)
  • 3 belles tomates (les soeurs de Cyrano n'avaient pas un si joli nez !)
  • 3 beaux champignons de Paris frais (but of course !)
  • 3 oeufs (00FR ou 01FR)
  • 1 cuillères à soupe de crème fraîche (la mienne était bio donc avec tout plein de matières grasses, mais c'est tout à fait possible d'en choisir une allégée... ou mieux de la crème de soja...forcément bio : soja = bio ou sinon à vos risques et périls mais bio ou pleine d'OGM alors pas besoin de la choisir allégée, elle l'est déjà !!)
  • Du comté ou gruyère ou fromage de chèvre (selon vos préférences)
Pour la popote :

Laver les aubergines et les courgettes (longuement si elles sont d'agriculture conventionnelle pour enlever les pesticides et autres fongicides ou juste pour enlever la terre si elles sont bio !) et les couper en rondelles.
Mettre les rondelles d'aubergines au cuiseur-vapeur et cuire 10 minutes (un peu plus en fonction de la qualité de l'appareil). Ensuite ajouter les courgettes et c'est reparti pour 10 bonnes minutes (toujours plus si appareil un peu tout naze... like me !)
Pendant ce temps, laver et éplucher les tomates en lamelles assez fines, de même avec les champignons. Réserver
Dans un saladier, battre les oeufs et ajouter la crème (et du sel, du poivre ainsi que les herbes aromatiques que vous préférez)
Disposer, dans un moule à soufflé ou à gâteau, des couches d'aubergines, de courgettes et de tomates en alternant. Terminer par les lamelles de champignons et faire des trous à l'aide d'une fourchette.
Napper le tout du mélange aux oeufs (les trous permettent que le mélange se disperse dans le plat). Mettre le fromage précédemment râpé par dessus.
Enfourner 40min à 200° (ou TH 6) environ 40 minutes et déguster bien chaud.

Bon appétit !


26 août 2009

Nous y sommes... De F.Vargas.



"Nous y voilà, nous y sommes. Depuis cinquante ans que cette tourmente menace dans les hauts-fourneaux de l'incurie de l'humanité, nous y sommes.
Dans le mur, au bord du gouffre, comme seul l'homme sait le faire avec brio, qui ne perçoit la réalité que lorsqu'elle lui fait mal. Telle notre bonne vieille cigale à qui nous prêtons nos qualités d'insouciance.
Nous avons chanté, dansé.
Quand je dis « nous », entendons un quart de l'humanité tandis que le reste était à la peine.
Nous avons construit la vie meilleure, nous avons jeté nos pesticides à l'eau, nos fumées dans l'air, nous avons conduit trois voitures, nous avons vidé les mines, nous avons mangé des fraises du bout monde, nous avons voyagé en tous sens, nous avons éclairé les nuits, nous avons chaussé des tennis qui clignotent quand on marche, nous avons grossi, nous avons mouillé le désert, acidifié la pluie, créé des clones, franchement on peut dire qu'on s'est bien amusés.
On a réussi des trucs carrément épatants, très difficiles, comme faire fondre la banquise, glisser des bestioles génétiquement modifiées sous la terre, déplacer le Gulf Stream, détruire un tiers des espèces vivantes, faire péter l'atome, enfoncer des déchets radioactifs dans le sol, ni vu ni connu.
Franchement on s'est marrés.
Franchement on a bien profité.
Et on aimerait bien continuer, tant il va de soi qu'il est plus rigolo de sauter dans un avion avec des tennis lumineuses que de biner des pommes de terre.
Certes.
Mais nous y sommes.
A la Troisième Révolution.
Qui a ceci de très différent des deux premières (la Révolution néolithique et la Révolution industrielle, pour mémoire) qu'on ne l'a pas choisie.
« On est obligés de la faire, la Troisième Révolution ? » demanderont quelques esprits réticents et chagrins.
Oui.
On n'a pas le choix, elle a déjà commencé, elle ne nous a pas demandé notre avis.
C'est la mère Nature qui l'a décidé, après nous avoir aimablement laissés jouer avec elle depuis des décennies.
La mère Nature, épuisée, souillée, exsangue, nous ferme les robinets.
De pétrole, de gaz, d'uranium, d'air, d'eau.
Son ultimatum est clair et sans pitié :
Sauvez-moi, ou crevez avec moi (à l'exception des fourmis et des araignées qui nous survivront, car très résistantes, et d'ailleurs peu portées sur la danse).
Sauvez-moi, ou crevez avec moi.
Evidemment, dit comme ça, on comprend qu'on n'a pas le choix, on s'exécute illico et, même, si on a le temps, on s'excuse, affolés et honteux.
D'aucuns, un brin rêveurs, tentent d'obtenir un délai, de s'amuser encore avec la croissance.
Peine perdue.
Il y a du boulot, plus que l'humanité n'en eut jamais.
Nettoyer le ciel, laver l'eau, décrasser la terre, abandonner sa voiture, figer le nucléaire, ramasser les ours blancs, éteindre en partant, veiller à la paix, contenir l'avidité, trouver des fraises à côté de chez soi, ne pas sortir la nuit pour les cueillir toutes, en laisser au voisin, relancer la marine à voile, laisser le charbon
là où il est, attention, ne nous laissons pas tenter, laissons ce charbon tranquille, récupérer le crottin, pisser dans les champs (pour le phosphore, on n'en a plus, on a tout pris dans les mines, on s'est quand même bien marrés).
S'efforcer. Réfléchir, même.
Et, sans vouloir offenser avec un terme tombé en désuétude, être solidaire.
Avec le voisin, avec l'Europe, avec le monde.
Colossal programme que celui de la Troisième Révolution.
Pas d'échappatoire, allons-y.
Encore qu'il faut noter que récupérer du crottin, et tous ceux qui l'ont fait le savent, est une activité foncièrement satisfaisante.
Qui n'empêche en rien de danser le soir venu, ce n'est pas incompatible.
A condition que la paix soit là, à condition que nous contenions le retour de la barbarie, une autre des grandes spécialités de l'homme, sa plus aboutie peut être.
A ce prix, nous réussirons la Troisième révolution.
A ce prix nous danserons, autrement sans doute, mais nous danserons encore."

24 août 2009

Brownie chocolat blanc et coco... Un véritable délice !

Ça faisait quelques temps que j'avais envie d'un dessert avec du chocolat blanc mais je n'avais trop d'idée et je n'avais pas envie de réaliser une recette très compliquée alors je suis allée ici, j'ai fait quelques recherches et puis sur une base de brownie au chocolat noir je me suis lancée et je n'ai pas été du tout déçue, bien au contraire !!! Un véritable délice, je vous conseille vraiment d'essayer : la noix de coco (dont j'ai des envies compulsives en ce moment) et le chocolat blanc sont des saveurs qui se marient à merveille !!! J'ai ajouté des pepites de chocolat noir, de peur que le goût soit un peu écoeurant mais en fait elles sont tout à fait facultatives !

Pour les ingrédients :
  • 60g de beurre
  • 75g de sucre
  • 3 oeufs
  • 200g de chocolat blanc
  • 40g de coco
  • 3 cuillère à soupe de farine
  • (des pépites de chocolat noir)
  • 1 cuillère à soupe d'eau
Pour la popote :

Dans un saladier, mélanger le sucre, la farine, la noix de coco. Ajouter les oeufs et battre le tout. Couper le beurre en petits morceaux et le mettre dans un bol, ajouter le chocolat blanc coupé en morceaux également, faire fondre le tout au micro onde. Mettre 20 secondes à puissance maximale, vérifier, mélanger un peu et remettre 20 secondes. Recommencer jusqu'à ce que ça soit bien fondu. Vous pouvez bien sûr faire fondre au bain-marie, perso la technique du micro onde me va très bien !
Mettre le mélange fondu dans le saladier et battre le tout à nouveau jusqu'à ce que la pâte soit bien lisse. Ajouter les pépites si vous avez choisi d'en mettre.
Placer du papier cuisson dans le fond d'un moule carré et mettre le mélange dedans. Enfourner environ 30 min à Th 6, surveillez la cuisson, il faut que le brownie reste fondant !

Bon appétit !



21 août 2009

Riz aux épinards frais, tofu et fromages aux arômes estivaux...

Les mois de "grandes vacances" se terminent... Je suis toujours un peu nostalgique à cette période : c'est la fin de l'été, les jours diminuent considérablement, il faut allumer les lumières de plus en plus tôt le soir, les chats ont commencé leur mue (et quand on en a quatre, dont trois angoras éh bien c'est pas des plus pratiques...) Tout cela annonce la rentrée, et pire... l'arrivée de l'automne... Bref je n'aime pas cette période... Profitons encore plus des derniers jours de beau temps et des légumes d'été :-)

Sur ces quelques mots plein d'optimisme (oui je sais, je suis très forte pour l'ironie à deux balles !) je vous présente une petite recette salée avec du tofu qui sort tout droit de mon imagination, des produits que j'avais dans le frigo et de l'inspiration du moment. J'ai été très contente du résultat !! Les épinards se mélangent parfaitement avec le tofu et la crème de tofu, ce qui nous donne un mélange de saveurs délicieux !!


Pour les ingrédients, il nous faut :
  • Du riz (environ un verre plein)
  • 500g d'épinard frais
  • 250g de tofu ferme bio
  • 1 oignon
  • 6 feuilles de basilic frais
  • 1 briquette de crème de tofu
  • 1 buche de chèvre
  • un peu de bleu d'Auvergne
  • un peu d'huile d'olive
Pour la popote :

Cuire le riz selon les indications du paquet (je vous conseille le riz de Camargue, il est vraiment délicieux et en plus est originaire de France... J'en trouve en Biocoop).
Nettoyer les feuilles d'épinards et les cuire une vingtaine de minutes au cuiseur-vapeur.
Pendant ce temps, hacher l'oignon en petits morceaux, le faire revenir avec un peu d'huile d'olive dans une sauteuse. Couper le tofu en morceaux assez fin. Les ajouter à l'oignon. Couper le fromage en petits morceaux également (c'est une recette pleine de petits morceaux !!). Verser la crème sur la préparation tofu - oignon, mélanger. Ajouter les morceaux de fromage ainsi que le basilic, bien mélanger à nouveau pour le que les fromagent fondent correctement dans la crème. Puis, ajouter les épinards cuits. Laissez blobloter le tout à feu doux quelques minutes.
Servir le riz et la préparation ou ajouter le riz directement à la préparation et mélanger avant de servir.

Bon appétit.




18 août 2009

Savoureuse tarte au sucre !! huuuuummmm.....(MAP)

Pas de blablatation/blablatage aujourd'hui... Ben oui j'ai rien à dire, il fait beau, c'est encore les vacances alors j'en profite. Je vais commencer doucement mais sûrement mes cartons, mon tri (par le vide) de mes affaires pour le déménagement (plus qu'un mois YES !)... Enfin voilà, rien qui soit susceptible d'intéresser qui que ce soit ! :-)

Mais par contre, j'ai l'honneur et le privilège de vous présenter un véritable délice de la mort qui tue tout ce qui bouge : Madame Tarte au Sucre de ch'nord comme on les trouve à la boulangerie (au fait, on dit bien "de ch'nord" et pas "du ch'nord"... m'énerve quand je vois "du ch'nord"... oui des fois je m'énerve pour rien du tout, et alors, si j'veux d'abord !)


J'ai emprunté la recette à Dame Charmela, dont le blog est une petite mine d'or culinaire...
J'avais peur de foirer mais ce fut un véritable délice !

Les ingrédients :

Pour la pâte :
  • 100ml de lait
  • 2 oeufs (toujours 00FR ou 01FR, si vous avez oublié pourquoi éh bien relisez mon blog :-)
  • 50g de sucre
  • 80g de beurre
  • 1 sachet de levure boulangère ou environ 10g de levure sèche
  • 1 cuillère à café de sel
  • 300g de farine
Pour la garniture :
  • 1 oeuf (toujours la même rengaine !)
  • 2 cuillère à soupe de crème fraîche (oui dans le genre recette diététique on passe notre chemin !)
  • 80g de vergeoise brune (de l'cassonade koi hein!)
  • 30g de beurre
Pour la popote :

Dans la machine à pain (MAP) et dans cet ordre (au risque de louper la pâte !), verser le lait, ajouter les oeufs, le beurre coupé en morceaux. Puis, mettre la moitié de la farine. Ajouter par dessus le sucre et le sel. Bien les recouvrir par l'autre moitié de farine et mettre la levure (il ne faut surtout pas qu'elle entre en contact avec le sel). Lancer le programme "pâte" et c'est parti !

1h30 plus tard...
Sortir la pâte et la dégazer. Fariner le plan de travail (la pâte est assez collante) et étaler la pâte en cercle. La placer dans un moule à tarte précédemment beurré et fariné. Laisser reposer 1 heure.

1heure plus tard...
La pâte a normalement doublé de volume (à peu près).
Pour faire les yeux (les trous) dans lesquels on versera la garniture : faire des trous avec le pouce sur toute la surface de la pâte.
Mélanger la crème et les oeufs, verser ce mélange dans les yeux. Saupoudrer le tout par la vergeoise et pas des petits morceaux de beurre.
Enfourner 30 min à 190°.
Elle est excellente chaude ou froide, avec un verre de lait ou un bon café :-)

Bon appétit !



12 août 2009

Salade de pommes de terre aux graines germées, sauce fromage blanc et curry

Hier, en me promenant sur le net, je suis tombée sur le mémoire de fin d'études d'un instit' que j'ai trouvé très intéressant : "L'animal comme vecteur du vivre ensemble". Je ne suis pas en capacité de juger professionnellement le mémoire de fin d'IUFM mais, quoi qu'il en soit, j'ai trouvé que les idées développées et défendues méritent qu'on s'y attarde, alors si le coeur vous en dit je vous invite à prendre un peu de temps pour le lire.

En ce qui concerne la recette du jour maintenant.


Totale improvisation, j'avais envie d'une salade de pomme de terre et de curry... Des graines d'Alfalfa poussaient tranquillement sur l'étagère de la cuisine et me faisaient de l'oeil (pour la culture des graines germées, se reporter ici) ! Bref, voici une recette pas compliquée du tout, très savoureuse, pleine de saveurs... On s'est régalés !

Les ingrédients : (à ajuster en fonction du nombre de gourmands, ici pour 3 assiettes environ)
  • 5 ou 6 des pommes de terre (bio, elles sont bien meilleures, tellement plus raffinées et savoureuses !! Pour le coup la différence de goût entre le bio et le non bio est très marquée)
  • Un poivron rouge
  • 2 tomates
  • 150g de féta
  • 2 grosses cuillères à soupe de fromage blanc (bio !)
  • 3 cuillères à café de curry
  • Un oeuf
Pour la popote :

Cuire les pommes de terre environ 30 minutes à la vapeur (c'est plus sain, mais à l'eau c'est bien aussi !) Faire bouillir de l'eau pour l'oeuf et le cuire également. Laisser refroidir (oubliez l'idée de les mettre au réfrigérateur pour que ça aille plus vite, cela augmente considérablement la consommation, ce n'est donc ni économique et encore moins écologique). Pendant ce temps, couper en petits morceaux le poivron, les tomates, la féta. Mettre le tout dans un saladier, y ajouter les pousses d'Alfalfa.
Dans un bol, mettre le fromage blanc, ajouter le curry et mélanger.
Une fois les pommes de terre et l'oeuf refroidis, les couper en morceaux et les ajouter au saladier. Verser l'assaisonnement au curry et mélanger le tout. Vous pouvez déguster !

Bon appétit !


Petites louanges militantes...

Hier j'ai lu cette phrase, que j'ai noté :

"Les problèmes posés par la lutte contre les préjugés raciaux reflètent à l'échelle humaine un problème beaucoup plus vaste et dont la solution est encore plus urgente : celui des rapports entre l'Homme et les autres espèces vivantes et il ne servirait à rien de prétendre le résoudre sur le premier plan si on ne s'attaquait pas à lui sur l'autre, tant il est vrai que le respect que nous souhaitons obtenir de l'Homme envers ses pareils n'est qu'un cas particulier du respect qu'il devrait ressentir pour toute forme de vie." C.Levi-Strauss, Unesco 1997.

Je l'ai trouvée très belle, pleine de bon sens et surtout terriblement réaliste... A l'image de celle de Gandhi :"On reconnaît la valeur et la grandeur d'une nation à la façon dont celle-ci considère les animaux". Gandhi était végétarien...

Je n'ai pas forcément envie d'écrire un pamphlet sur le végétarisme. Personnellement je ne force personne, je ne suis pas là pour imposer ma façon de penser ou de faire. Je détesterai qu'on m'impose de manger de la viande alors je ne fais pas l'inverse. Je déteste lorsqu'on me dit des remarques désobligeantes, agaçantes et, souvent, très idiotes sur le végétarisme... alors qu'à l'inverse je pourrais en faire tout autant mais je m'en passe... Je préfère la communication non violente qui donne des discussions bien plus passionnantes !

Dans un post précèdent je parlais d'un bouquin que je lisais ces derniers jours : "Nous sommes ce que nous mangeons" de Jane Goodall. Je vous le conseille, il est vraiment très intéressant et bien écrit.
Il y a un chapitre sur le végétarisme, certains passages ont une grande raisonnance chez moi et me donnent envie de les partager :

"En ce temps là je mangeais de la viande. Du poulet, des steaks, du jambon, du bacon, du poisson, tout.(...) Je savais bien que les animaux mouraient. Mais je passais tellement de temps avec les vaches et les cochons, je les voyais brouter, beugler, retourner la terre et tous avaient l'air de mener une existence agréable (...) et je pensais que les animaux d'élevage mouraient d'une mort rapide et humaine. Puis, au début des années 1970, j'ai découvert l'horreur de l'élevage animal intensif. La découverte fut subite, elle eut lieu après avoir lu Animal libération de Peter Singer. Je n'avais jamais entendu parler d'élevages industriels et, au fur et à mesure que je lisais, j'étais de plus en plus stupéfaite, horrifiée et en colère. J'ai commencé par découvrir l'élevage en batterie des poulets (...) Ensuite le livre parlait des cochons et, là, je n'étais plus seulement en colère, mais je me suis mise à pleurer. (...) Je me rappellerai toujours comment je me suis sentie en refermant le livre de P.Singer. Je pensais aux délicieuses côtelettes de porc de j'adorais, à l'odeur divine du bacon. Et tous ces poulets frits, rôtis, en ragoûts (...) J'étais comme abasourdie. Je savais qu'il me serait impossible de ne pas penser aux images que suggéraient les pages que j'avais lues. A présent, lorsque je voyais de la viande dans mon assiette, je pensais souffrance-angoisse-mort. Quelle horreur ! Les choses étaient bien claires. Je ne mangerai plus de viande. Pendant à peu près une année, je continuai à manger du poisson (...) Puis vint le temps où le goût de la moindre chair animale dans ma bouche devint si infect que je renonçai également au poisson. (...) De nombreuses personnes sont persuadée que la viande est indispensable pour être en bonne santé. Or, c'est le contraire qui est vrai. Tout d'abord, les êtres humains n'ont pas l'anatomie adaptée pour une consommation régulière de viande. Il y a une différence de longueur des intestins chez les carnivores et les herbivores. Les carnivores ont les intestins courts (à peu près la longueur de leur corps) et arrivent à faire passer rapidement dans leur corps la partie non digestible de leur nourriture avant qu'elle ne se mette à pourrir. Les herbivores mettent plus de temps pour tirer les nutriments des matières végétales qu'ils mangent, c'est pourquoi ils ont des intestins plus longs (près de quatre fois la longueur de leur corps). Les être humains ont des longs intestins eux aussi, si bien que la viande peut parfois rester trop longtemps dans nos boyaux. En d'autres mots, l'espèce humaine n'a pas les attributs physiques des carnivores. (...) A moins de ne manger que des produits bio, ils n'arrêtent pas contaminer leur propre corps à travers les hormones et les antibiotiques donnés aux animaux dans les élevages industriels. (...) Les aliments avec le plus de protéines sont en fait les légumes et les haricots. Les aliments parmi les plus nocifs sont ceux qui regorgent de graisses saturées (les graisses que nous ingérons en mangeant des produits animaux). Aux USA et dans d'autres pays développés, la dépendance excessive aux produits laitiers et à la viande a sûrement contribuée à la prévalence actuelle des maladies cardiaques et des cancers............"

Ce n'est pas le bouquin cité par l'auteure qui a créé le déclic chez moi, mais le film Earthlings : terrible, terrifiant, horrible.... Il n'y a pas de mots pour décrire cette horreur...

Ce livre regorge d'informations, il n'est pas simplement question de prôner un régime sans viande mais bien de faire passer un maximum d'informations afin que nous soyons tous en capacité de choisir ce que l'on mange en connaissance de cause, en tout conscience à la mesure du titre : Nous sommes ce que nous mangeons....

5 août 2009

Petits pains viennois aux groseilles pour regonfler un ptit coeur triste...

La fin de la semaine dernière et le début de celle ci auront été rudes en émotions... Quoi qu'il en soit la vie continue !! Mais, aussi cruelle qu'elle a pu se montrer ces derniers jours, ce n'est pas pour autant qu'on va se laisser démonter, et puis je ne pense pas que Miche aurait aimé qu'on se lamente ! Alors si le cœur est peiné, il est nécessaire de s'occuper l'esprit et, tant qu'à faire, autant se faire plaisir : en gourmande que je suis, la meilleure occupation possible pour regonfler mon ptit cœur tristoune est de popoter et, surtout, de se régaler ensuite !!

Voilà donc un ptit remontant tout doux, tout moelleux et tout sucré (mais pas trop), à tremper dans un chocolat chaud maison avec une grosse cuillère de chocolat à tartiner par dessus (non pas du nutela kkbeurk... Je sais c'est difficile de trouver de la pâte à tartiner bio et/ou équitable ayant ce goût mais zom et moi en avons trouvé, si si jvous jure ! Elle a tout du nutela mais sans les cochoncetés dégueux pour la santé... Même zom n'a rien trouvé à redire, nous êtions septique jusqu'à ce que nous ayons le plaisir de la déguster et... Nous sommes conquis, la ressemblance est épatante ! On dit merci à l'épicier qui nous a trouvé ce petit bonheur ----> petit bonheur ici !).



En ce qui concerne la recette, je l'ai piquée sur le blog de Biscottine, j'ai simplement remplacé les pépites de chocolat par des groseilles (parce que les demoiselles se devaient d'être expressément cuisinées mais c'est avec plaisir que je recommencerai avec du chocolat).

Avant de m'étendre sur la recette, je voudrai juste rappeler à quel point il est important de prendre le temps de s'occuper de la nourriture que l'on consomme, de la choisir en toute conscience et donc de qualité. Prendre du temps pour cuisiner n'est pas une perte de temps puisqu'au final ce n'est pas si long à préparer : pour un goût incomparable, un coût moindre, une nourriture saine dans laquelle on sait exactement ce que l'on met...
Entre prendre un peu de temps à réaliser ses propres popotes et perdre son temps en grandes surfaces pour acheter des produits fades, plein de conservateurs et de colorants Emachintruc dégueux, y'a pas photos... N'oubliez pas que votre nourriture est votre carburant, qu'au delà du plaisir procuré au court terme, elle passe ensuite dans tout votre organisme : notre santé est précieuse, en dépend la qualité de notre vie... Prenez en soin ! :-)



Pour les ingrédients il nous faut :
  • Une machine à pain !! ou de l'huile de coude :-) Machine à pain = MAP !! Je m'en sers de moins en moins pour faire du pain mais de plus en plus pour réaliser les pâtes, c'est franchement génial pour ça !
  • 20 cl de lait
  • 1 cuillère à café de sel
  • 3 cuillères à soupe de sucre
  • 50g de beurre ou de margarine (toujours bio, autant pour l'un que pour l'autre... Et toujours sans huile de palmes pour la margarine !)
  • 350g de farine T55 (on en trouve dans tous les bons magasins bio !)
  • 1 sachet de levure de boulanger, soit environ 10g
  • Environ 100g de groseilles, plus ou moins selon vos goûts !
  • Un jaune d'oeuf (et le pinceau qui va avec !)
Pour la popote :

Verser le lait dans le moule de la MAP, ajouter le beurre couper en morceaux, recouvrer par la moitié de la farine, mettre le sel et le sucre, puis ajouter l'autre moitié de la farine. Bien couvrir le sel qui ne doit surtout pas entrer en contact avec la levure. Mettre la levure. Mettre la MAP sur le programme "pâte" et c'est parti !!
En mode huile de coude, c'est tout pareil sauf qu'il faut pétrir la pâte pendant 10 minutes et laisser reposer 1h30.
A la fin du programme, dégazer la pâte (koissékessa : ben c'est tout bête hein... remuer un peu la pâte pis c'est tout !! Enlever l'air qu'il y a dedans quoi !) En profiter pour ajouter les groseilles. Façonner les pitits pains.
Laisser lever 30 minutes à température ambiante, badigeonner de jaune d'oeuf et mettre au four environ 15 minutes à 180°.

Bon appétit !